Le green IT ou l’informatique durable

La transformation digitale est un processus qui bouleverse notre société actuelle. Partie intégrante de notre quotidien, elle permet aux entreprises d’utiliser toutes les technologies digitales au coeur de leurs activités. Mais nous utilisons aussi, à l’échelle individuelle, l’ensemble des technologies de l’information et de la communication (TIC). Nous avons tendance à penser que la transformation digitale a un effet moindre sur l’environnement. Pourtant, le tout numérique véhicule une nouvelle pollution : la pollution digitale. Comment pouvons-nous participer, de manière quotidienne, à la réduction de l’empreinte écologique ?

La pollution digitale en quelques chiffres

Le secteur du digital a un très fort impact carbone qui, s’il était un pays, serait le troisième consommateur d’énergie de la planète. En effet, pour pouvoir communiquer, travailler ou payer en ligne, du matériel physique comme les ordinateurs, les smartphones ou les serveurs sont utilisés. Ces installations consomment beaucoup d’électricité et de matières premières. Selon The Shift Project, le numérique a émis 4% des gaz à effet de serre du monde en 2019.

Parmi les facteurs qui occasionnent de la pollution, on retrouve la production de matériels informatiques. Entre 70% et 90% des déchets d’équipements électriques et électroniques ne suivent pas les filières de recyclage réglementées au niveau international, selon une étude réalisée par WWF en 2018.

Le deuxième vecteur à souligner est la pollution générée par notre usage quotidien du numérique. Notre utilisation d’Internet en une année est responsable de l’émission de 2% des émissions mondiales, soit autant que les transports aéronautiques mondiaux sur la même période selon le rapport réalisé par The Shift Project.

Le Green IT, c’est quoi ?

Le Green IT (l’informatique vert et durable) désigne l’ensemble des technologies utilisées dont l’empreinte écologique et sociétale est volontairement réduite. C’est un processus qui vise à favoriser le développement durable par le biais de gestes simples au quotidien.

Comment réduire notre pollution digitale ?

Voici quelques conseils évoqués par I. Leonarduzzi, fondatrice et CEO de Digital For The Planet, pour contribuer à réduire la pollution digitale.

Faire le tri dans sa boîte e-mail

Avec 306,4 milliards d’e-mails envoyés et reçus chaque jour dans le monde en 2020 (source Statista), l’impact écologique du mail est indéniable. Et ce n’est pas le seul inconvénient de l’email. Savez-vous que la suppression de 30 mails équivaut à économiser une ampoule allumée pendant une journée ? C’est pourquoi, il devient indispensable de faire le tri dans sa boîte mail et de supprimer les e-mails qui sont inutiles. Pensez également à vous désabonner des newsletters indésirables. Pour nettoyer votre boîte mail, la solution Cleanfox est bien utile. Elle vous permet de supprimer et de bloquer vos newsletters indésirables en un clic.

Fermer les onglets web inutilisés

Les onglets qui sont ouverts s’actualisent en permanence et font tourner les data centers. Cela consomme de la bande passante et de l’énergie. De toute façon, avec trop d’onglets ouverts, nous perdons du temps à chercher le bon et cela ralentit le navigateur. L’extension The Great Suspender permet de désactiver les onglets ouverts qui sont inutilisés.

Changer son comportement avec ses appareils technologiques

Lors de vos achats, vous pouvez privilégier des téléphones ou des ordinateurs moins énergivores. Ou encore choisir un téléphone disposant d’une double carte sim afin de n’avoir qu’un téléphone, professionnel et personnel à la fois.

Tant qu’il fonctionne, il est recommandé de garder votre appareil le plus longtemps possible. Et s’il est cassé, des solutions simples existent pour le réparer.

Utiliser un moteur de recherche éthique 

Surfez sur internet en utilisant des moteurs de recherche éthiques afin de diminuer votre impact carbone et de protéger vos données tout en finançant des causes solidaires et écologiques. Ecosia est une solution qui utilise les bénéfices générés par vos recherches pour planter des arbres. À ce jour, plus de 100 millions d’arbres ont déjà été plantés par ses utilisateurs.

Taper l’URL directement dans la barre de recherche

Réduisez le bilan carbone de votre recherche en tapant directement l’URL du site dans la barre de recherche. Vous simplifiez ainsi le parcours des opérations (page d’accueil, moteur de recherche et le site recherché).

Que pensez vous de ces conseils simples ? Peut-être les appliquez-vous déjà au quotidien ?